
Le « bonus suicide » : pourquoi des commerciaux bradent des marges avant même d’essayer
Ce que nous avons vu récemment : 44 % des commerciaux vivaient l’annonce du prix comme l’étape la plus stressante du rendez-vous. Et 33 % faisaient des remises avant même qu’on le leur demande. Ce n’était pas un problème de technique — c’était un problème de croyances.
Ce que les commerciaux avaient déclaré
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Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils décrivent un comportement systémique qui détruit la rentabilité — silencieusement, deal après deal.
Pourquoi appeler ça un « bonus suicide »
Chaque remise accordée par réflexe réduit mécaniquement la marge sur le deal. Cette marge est souvent la base de calcul du variable commercial. En bradant le prix, le commercial réduit donc directement son propre bonus — sans que le prospect ait jamais exercé de pression réelle.
C’est un suicide économique doublement pervers : il pénalise l’entreprise ET le commercial lui-même. Et il se produit avant même que la négociation ait réellement commencé.
La vraie cause : les croyances limitantes, pas le manque de technique
La réaction spontanée est d’attribuer ce comportement à un manque de formation aux techniques de négociation. C’est une erreur d’analyse.
Un commercial qui fait une remise avant qu’on le lui demande ne manque pas de technique. Il manque de croyance en la valeur de ce qu’il vend — et en sa capacité à défendre cette valeur face à un prospect.
Bandura l’a démontré dans ses travaux sur l’auto-efficacité (1977) : la croyance qu’un individu a en sa capacité à accomplir une tâche détermine son comportement bien plus que ses compétences réelles. Un commercial qui ne croit pas pouvoir tenir son prix ne le tient pas — même s’il connaît les techniques de négociation par cœur.
Ce qui se passe neurologiquement au moment de l’annonce du prix
L’annonce du prix est un moment de stress neurologique pour le commercial. Son amygdale détecte une menace potentielle : le rejet, la déception du prospect, la perte du deal.
Face à cette activation limbique, le cerveau cherche à réduire la tension le plus vite possible. La remise est le raccourci le plus immédiat : elle soulage instantanément la tension perçue. Peu importe qu’elle soit justifiée ou non.
C’est un mécanisme de protection automatique — pas une décision commerciale réfléchie. Et c’est précisément pour cela que la formation aux objections seule ne suffit pas.
Ce que la NeuroVente travaille concrètement sur ce point
- Identifier et nommer les croyances limitantes. « Ils ne paieront jamais ce prix », « c’est trop cher pour ce secteur », « si je ne baisse pas je perds le deal »… Ces croyances sont inconscientes. Les rendre conscientes est la première étape pour les modifier.
- Recadrer la posture : vendre, c’est aider. Un commercial qui se perçoit comme un vendeur qui force redoute la résistance du prospect. Celui qui se perçoit comme quelqu’un qui aide à prendre la meilleure décision défend naturellement la valeur de son offre — parce que baisser le prix ne servirait pas le prospect.
- Entraîner à l’Affect Labeling au moment de l’annonce du prix. Plutôt que de réagir à la tension en faisant une remise, nommer l’émotion du prospect : « Je sens que le budget est un point sensible pour vous. Est-ce que c’est une question de trésorerie sur ce trimestre, ou c’est la valeur globale que vous voulez qu’on revoit ensemble ? » Cette technique, validée par Lieberman (2007), désamorce la tension sans sacrifier la marge.
33 % de remises spontanées dans une équipe, ce n’est pas un problème de formation commerciale. C’est un problème de croyances, de posture mentale et de gestion des émotions au moment décisif.
Ce sont précisément, notamment, ces trois leviers que travaille notre accompagnement NeuroVente — avec des résultats mesurables sur les taux de marge, pas seulement sur les taux de closing.
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