Question de début de rendez-vous commercial — amorçage émotionnel et confiance avec la NeuroVente

Non, le business ne s’arrête pas l’été : pourquoi juillet (et août) sont vos meilleurs mois pour préparer la rentrée

Chaque année, la même rengaine : « l’été, il ne se passe rien, on verra à la rentrée. » Et chaque année, une minorité de commerciaux profite de juillet, en France, et d’août, en Suisse, pour préparer les deals que les autres croiront décrocher par hasard en septembre. Voici pourquoi l’été est une fenêtre commerciale, pas une parenthèse, et trois gestes concrets pour l’exploiter dès maintenant.

Il y a une croyance tenace dans la vente B2B : l’été serait une saison morte. Les prospects sont injoignables, les décisions gelées, autant lever le pied et « reprendre à la rentrée ».

C’est une erreur. Et pour l’illustrer, une fable que tout le monde connaît.

La cigale, la fourmi et votre pipeline

Chez Jean de La Fontaine, la cigale chante tout l’été et se retrouve démunie quand vient l’hiver. La fourmi, elle, a travaillé pendant que les autres se reposaient. En développement commercial, c’est exactement ce qui se joue entre juin et septembre.

Pendant que la majorité des commerciaux débranchent en se disant qu’il ne se passera rien avant septembre, une minorité prépare le terrain. Et ce sont eux qui signent à la rentrée, quand les autres commencent à peine à rouvrir leurs dossiers.

Le calendrier français joue contre ceux qui attendent

Regardons la réalité du calendrier, en France.

Le mois de mai est un véritable triangle des Bermudes : ponts, jours fériés, RTT posées autour des week-ends prolongés. Le mois se hache, les rendez-vous se décalent, l’activité commerciale ralentit sans qu’on l’ait décidé.

Arrive juin, souvent vécu comme un rush pour rattraper le retard accumulé en mai et boucler ce qui peut l’être avant l’été.

Puis vient juillet. Et là, beaucoup rangent les dossiers. « On verra à la rentrée. »

C’est précisément le moment de ne pas lâcher. Selon mon expérience, juillet est l’un des meilleurs mois pour traiter les sujets de fond avec un prospect. Le rythme ralentit, les agendas se dégagent, et les décideurs ont enfin le temps de réfléchir à autre chose qu’à l’urgence quotidienne. Une conversation stratégique impossible à caler en mars devient soudain envisageable en juillet.

Et il y a une raison mathématique de s’y mettre maintenant. Le vrai deuxième semestre commercial, en France, ne dure pas six mois. Entre la coupure d’août et le ralentissement de fin décembre, la fenêtre utile se réduit à septembre-mi-décembre. Trois mois et demi. Celui qui débranche jusqu’à la rentrée ne perd pas quelques semaines : il ampute une partie décisive de son année.

Le miroir suisse : quand le bon mois devient août

Un coup d’œil de l’autre côté de la frontière éclaire le sujet.

En Suisse, la rentrée scolaire tombe entre le début et la mi-août selon les cantons, les cantons alémaniques rentrant généralement plus tôt que les cantons romands. Soit deux à trois semaines avant la France.

Ce décalage change tout le rythme. Mes interlocuteurs suisses me disent souvent qu’ils profitent du mois d’août pour avancer sur les sujets de fond : « Nous avons plus de temps pour cela en août. » Là où le Français est encore en pause, le Suisse prépare déjà sa rentrée.

La leçon n’est pas « juillet pour tout le monde ». Elle est plus subtile, et plus utile : il existe toujours une fenêtre calme que la majorité gaspille et qu’une minorité exploite. En France, elle s’ouvre en juillet. En Suisse, en août. Deux pays, deux calendriers, un même principe.

Pour vous qui vendez, cela signifie deux choses. Si vos prospects sont français, votre moment, c’est maintenant. S’ils sont suisses, votre moment arrive en août, préparez-le dès aujourd’hui. Et si vous adressez les deux marchés, vous disposez d’une séquence continue de juillet à fin août pendant que vos concurrents, eux, ont fermé boutique.

Trois gestes concrets à poser cet été

Être proactif l’été ne veut pas dire harceler des prospects en vacances. Cela veut dire faire avancer intelligemment les sujets, avec trois leviers.

Premier levier : la relance à valeur ajoutée. Oubliez le « je me permets de revenir vers vous, où en êtes-vous ? ». Une relance estivale efficace apporte quelque chose : un contenu utile, une information sur son marché, une idée applicable à son projet. On appelle parfois cela une relance cadeau. Elle donne avant de demander. Ce n’est pas de la simple politesse commerciale. C’est le principe de réciprocité décrit par le psychologue Robert Cialdini¹ : recevoir quelque chose crée un sentiment de dette qui incline naturellement à rendre la pareille. Une relance qui apporte de la valeur ne passe pas pour du forcing, elle installe une dynamique d’échange.

Deuxième levier : activez vos champions internes. Dans une vente complexe, votre meilleur allié est la personne, côté client, qui porte votre projet en interne. L’été est le bon moment pour lui demander directement comment l’aider à faire avancer le sujet, et comment le mettre en valeur auprès de sa direction. Un champion qu’on aide à briller défend votre dossier bien mieux que vous ne pourriez le faire de l’extérieur.

Troisième levier : posez des jalons datés. Plutôt que de laisser flotter un accord de principe, fixez la prochaine étape avec une date précise : « Pour faire avancer votre projet et vos résultats, je vous propose un point de validation le 5 septembre à 16h30. Je vous envoie l’invitation. » Un rendez-vous calé dans l’agenda avant le départ survit à l’été. Une bonne intention, non. C’est le principe de cohérence, éclairé par les travaux du psychologue Leon Festinger sur la dissonance cognitive² : nous restons fidèles à un engagement à condition qu’il ait été rendu concret et visible. Un accord seulement verbal, jamais ancré par une date ou un écrit, s’efface avec le temps comme n’importe quel souvenir non renforcé.

La fourmi signe en septembre

Ceux qui préparent la rentrée pendant l’été signent quand les autres se remettent à peine en route. Ce n’est pas une question de chance ni de conjoncture, c’est une question de rythme et d’anticipation.

L’été n’est pas une parenthèse à subir. C’est une fenêtre à exploiter, en France dès juillet, en Suisse dès août. À vous de choisir votre camp : la cigale ou la fourmi.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble comment transformer cet été en pipeline pour la rentrée, discutons-en 30 minutes. Sentez-vous libre de réserver un créneau sur notre agenda en ligne.

>> Réservez un échange NeuroVente offert de 30 minutes

¹ Robert B. Cialdini, Influence: The Psychology of Persuasion, William Morrow and Company, 1984.

² Leon Festinger, A Theory of Cognitive Dissonance, Stanford University Press, 1957.

__________________

Vous êtes dirigeant ou directeur commercial ?

Envie d’améliorer votre rentabilité ou l’efficacité de vos équipes commerciales, tout en sécurisant l’avenir de votre entreprise ?

Chez AESTIGIA, nous aidons nos clients à :

✔️ Renforcer l’impact commercial de leurs équipes grâce aux neurosciences – Depuis 2013-

✔️ Obtenir des résultats concrets, rapides, durables

En France, en Suisse, en Belgique et au Luxembourg.

_________________

Vous voulez améliorer l’efficacité commerciale de vos équipes ? Découvrez notre accompagnement et contactez-nous.

Si vous aimez ce post et/ou connaissez quelqu’un à qui il sera utile, commentez et partagez 😊